LE SERVICE UNIVERSEL


Le progrès rythme nécessairement avec un changement de comportement chez les individus. L’environnement physique présente des réalités nouvelles qui submergent le vécu au quotidien. Les bouleversements technologiques qui ont envahi le monde à la fin des années 1990, se sont traduits durant cette dernière décennie chez les groupes humains, par l’expression de nouveaux besoins nécessaires à leur cadre de vie.

Dans les pays en voie de développement, notamment dans les zones les plus reculées du territoire, on enregistre une forte demande des populations locales portant sur des besoins spécifiques relatifs à la communication avec le monde extérieur.

Des politiques publiques efficientes doivent nécessairement être envisagées pour apporter réponse à ces besoins qui sont sources de difficultés pour les populations en zones isolées.

Cette situation a justifié l’adoption de la politique de service universel qui est une recommandation de l’Union Internationale des Télécom et de la Banque mondiale, pour la démocratisation des moyens de Télécommunication au Sénégal.
A ce jour, le projet apparait avec une situation technique très satisfaisante qui se décline comme suit
Un déploiement du réseau dans les départements de Matam, Kanel et Ranérou avec un taux de déploiement de près de 80%.

Le projet a fait des efforts énormes pour se rendre indépendant du point de vue de l’énergie en optant pour un mixte énergétique qui combine : l’énergie solaire, l’énergie électrique à travers des compteurs personnels et l’énergie des opérateurs dans le cadre de la colocalisation.

La société HAYO, partenaire commerciale et marque des produits, a mis en oeuvre les produits et services suivants de manière progressive :
● Téléphonie fixe sur IP en résidentielle / entreprise
● Wifi Téléphonie Mobile
● Téléphonie Internet
● Services Internet haut débit
● Internet mobile dans la zone de couverture du réseau
● Les points publics d’accès à Internet (Centres Hayo E- World) pour la navigation
● Services professionnels (photocopie, télécopie, numérisation, impression)
● Téléphonie (local, régional, international)
● Téléphonie pour les migrants (avec offres spéciales)

Services à valeur ajoutée comprennent :
● IPTV
● Transfert d’argent et Devises
● Service d’annuaire
● La télémédecine, l’agriculture industrielle, e-éducation, e-élevage, géo localisation, etc.
● Les émissions de radio locales sur l’Interne.

Les besoins des populations commandent un plaidoyer des autorités locales vers les décideurs étatiques, en charge des secteurs des télécom.
En effet, si elles se positionnent comme des moteurs du développement de « l’administration électronique », les collectivités veillent également à ce que l’ensemble des territoires et des populations puissent bénéficier des nouveaux services (télé services, réseaux haut débit, téléphonie mobile…).

La question de l’accès aux services de communication modernes, notamment les services téléphoniques, qui s’accompagnent corrélativement avec l’utilisation des produits Internet, se posent à travers les coûts parfois inaccessibles pour les populations.

Au regard des enjeux énormes des Techniques de l’information et de la communication au niveau des zones reculées des pays en développement, notamment le Sénégal. Le service universel apparait aujourd’hui des avantages dans le cadre de vie des populations et la gestion de l’administration décentralisée à l’heure de l’Acte 3.

Pour donner du relief à la gestion décentralisée des circuits administratifs au Sénégal, il faut nécessairement un accompagnement des entreprises locales.
Cela ne pourra se faire qu’avec la transformation digitale de la société, ce qui pose des exigences nouvelles pour les acteurs notamment les opérateurs de téléphonie et les usagers

La question de la modernisation de la gestion communale et intercommunale et l’amélioration du fonctionnement des structures intercommunales constitue aujourd’hui une préoccupation majeure.

A ce propos le service universel joue deux rôles essentiels dans la politique des infrastructures et de télécommunication. En effet l’opérateur CSU marque sa présence dans les zones jugées non rentables « zones blanches » par les opérateurs classiques. Leurs infrastructures permettent également l’accès des populations à un réseau de télécommunication haut débit.

L’apport du service universel, dans le processus de démocratisation des services de télécommunications au bénéfice des populations démunies, apparait de manière très visible. L’opérateur CSU (consortium du service universel) aura déployé un accès réseau constant basé sur un modèle moderne de technologie digitale dans près de 200 villages de la région de Matam.
CSU assure une couverture réseau Internet haut débit en plus d’une offre de service de communication très préférentielle.

L’autre effet positif de cette dynamique, c’est aujourd’hui l’attrait des opérateurs classiques dans des zones reculées qu’ils avaient désertées même en violation de leurs cahiers des charges. Ces opérateurs sont obligés aujourd’hui de marquer leur présence dans les zones où le réseau universel se déploie.
Toutefois il appartiendra aux Etats de faire preuve de responsabilité pour imposer le respect de l’idéal du service universel, à travers le respect des règles de la consommation et de la libre concurrence.